Minimalism Tag – feat. Aemi

Il y a maintenant quelques semaines, Aemi du blog Léger Comme une Plume, m’a contactée par mail pour me proposer un article à quatre mains, ce qui m’a tout de suite paru être une excellente idée ! Après quelques interrogations sur le sujet, nous nous sommes mises d’accord pour faire un questionnaire à propos de notre minimalisme. Aemi m’a donc fait son propre questionnaire, visible sur son blog : ici.
Quand au questionnaire ci-dessous, il s’agit du Minimalism Tag de Hello Cathy.

Je vous laisse donc aller lire cette petite interview croisée, et je vous invite à aller consulter le blog d’Aemi qui est excellent !

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Qu’est-ce qui t’a attirée vers le minimalisme ?

Aemi : La lecture de « L’art de la simplicité » a été une véritable révélation mystique! Je croulais sous les objets inutiles et j’étais toujours insatisfaite, de plus je me sentais mal parce que je n’aimais pas mon intérieur.

Eva : Pour moi c’est un peu pareil, sauf que j’ai d’abord eu un ras-le-bol de tout ce que j’avais, un jour, en rentrant d’une séance shopping où j’avais encore dévalisé les magasins, que j’ai vu toutes les choses inutiles que j’avais achetées, j’ai pété un câble, et j’ai tout jeté. J’ai commencé à me renseigner sur le minimalisme, et c’est comme ça que j’ai lu Dominique Loreau, Béa Johnson, les blogs minimalistes, etc.

Comment as-tu commencé le processus de désencombrement ?

Aemi : J’ai lu beaucoup de livres de Dominique Loreau, j’ai été fascinée par « 99 objets nécessaires et suffisants ». Les visuels du livre, le fait que chaque objet semblait avoir été choisi avec un soin religieux me subjuguait littéralement (le titre de mon blog a évidemment été choisi en référence). Au départ j’ai essayé de compter mes objets pièces par pièces car la totalité était impossible à assumer. Le vidage a été progressif même si la première année, il y a à peu près 3 ans, je ramenais plusieurs cartons par semaines à Emmaüs, et cela pendant plusieurs mois!

Eva : Idem ! :)

As-tu déjà compté toutes tes choses ? Si oui, combien de choses possèdes-tu ?

Aemi : Oui! à de nombreuses reprises. Aujourd’hui je possède une centaine d’objets de cuisine, une centaine de vêtements et chaussures et une centaine d’objets dans tout le reste de la maison (je ne compte pas ce qu’il y a dans les chambres des enfants, mais il faut quand même souligner que nous vivons à 3 dans la maison.) Ce qui fait donc à peu près 300, et cela me va très très bien.

Eva : Pour ma part j’avais tenté de le faire assez grossièrement puisque j’ai fait des lots qui englobaient davantage des catégories d’objets, j’en avais compté 150 environ.

Quels sont tes conseils pour ne pas céder à la tentation de posséder plus ?

Aemi : Ah! la la! ce serait difficile à résumer en quelques lignes, puisque c’est pour ça que j’ai commencé à écrire un blog! Pour tenter de répondre à tous les aspects de cette question! Pour moi c’est un processus très progressif. Je trouve encore cela compliqué aujourd’hui. Je crois qu’il faut apprendre à être patient et exigent dans le choix des objets qu’on possède et garder à l’esprit que plus on a de choses et plus on se donne de travail pour s’en occuper et les entretenir.

Eva : Alors là tu vas me trouver dingue, mais je ne suis plus jamais tentée ! J’ai complètement assimilé le fait de ne plus rien acheter qui ne me sert à rien. Et si je veux remplacer un objet que j’ai déjà parce qu’il est moche ou défectueux, l’ancien sort de chez moi direct !

Que penses-tu de tes connaissances/amis/famille qui ne sont pas minimalistes ?

Aemi : Je n’aime pas du tout les donneurs de leçons et j’essaye de faire toujours en sorte que mon blog reflète le partage d’une expérience plutôt que la leçon de vie. Donc je n’en pense rien, à la façon du bouddhiste, je ne parle de ça que lorsqu’on me pose des questions, je ne suis donc pas prosélyte. De fait, il y a des gens qui vivent très bien sans cela, qui sont heureux dans l’organisation de leur vie et ceux-là j’aurais tendance à envier leur organisation innée. Et pour ceux qui semblent embourbés dans la société de consommation comme je l’étais avant, certains sont parfois à un stade de leur vie où ils cherchent une solution mais d’autres ne sont pas toujours en état de se remettre en question… On ne peut jamais aider les autres malgré eux. C’est pour ça que le blog est si satisfaisant, on sait qu’on échange avec des gens que ça interpelle, que ça intéresse vraiment!

Eva : Je suis totalement d’accord avec toi, non au prosélytisme ! Notre mode de vie ne force en aucun cas les autres personnes à devenir comme nous. Ce que j’ai choisi me plait, je trouve que ma vie est meilleure depuis que j’ai commencé à pratiquer le minimalisme, alors j’ai envie de proposer aux autres des conseils pour faire comme moi. Mais je ne force personne, c’est pour ça que j’écris un blog, pour ne déranger personne. Une page web, si elle ne te plait pas, tu ne la regardes pas, et puis basta ! :)

As-tu des plaisirs coupables où minimalisme ne se applique pas ?

Aemi : Oui, la musique. J’écoute énormément de choses, je peux passer des heures à écouter des morceaux que je ne connais pas sur youtube, je cherche de nouvelles choses à écouter sur music-map.de, j’ai une grosse chaîne hi-fi (même si je pense miniaturiser d’ici peu…) des cd, des mp3… des beatles à Pearl Jam en passant par Santigold ou Simon & Garfunkel, Sufjan Stevens et Metronomy… Bref, pas possible de choisir. Et puis j’ai déjà tenté de n’avoir que du mp3, mais non. Ce n’est pas possible, je veux du son de bonne qualité, je veux entendre les basses les aigus, je veux un bon son même quand c’est fort… J’ai aussi envie de parler de la télé… J’ai tellement l’impression de m’abrutir devant la télé, qui n’est pour le moins pas essentielle du tout, mais je ne peux pas me passer de sa débilité profonde! On peut vraiment parler de plaisir « coupable », là! J’aimerais juste tellement que la publicité n’existe plus…

Eva : J’avoue que la musique est un sujet sensible. Il n’y a pas si longtemps, je me suis demandée si je n’allais pas quand même acheter une platine et des vinyles, car le son est meilleur comparé au mp3. En revanche, il me reste encore plein de CD dont je ne me suis toujours pas débarrassée, et que je garde pour écouter dans la voiture. J’hésitais aussi d’ailleurs à virer toutes les boites de CD, et tout ranger dans des classeurs pour pouvoir tout transporter plus facilement dans la voiture… Bref, je crois que la musique est le sujet le plus sensible. Avec les fringues bien évidemment, quoiqu’en ce moment, comme je refais entièrement ma garde-robe à cause de mon changement de poids, je n’ai plus qu’une quarantaine de vêtements…

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Et voilà ! J’espère que cet article vous aura plu, il est un peu différent de d’habitude, mais il permet malgré tout de répondre à quelques questions sur le voyage vers le minimalisme !

6 comments on “Minimalism Tag – feat. Aemi

  1. Sympa comme article ! Comme j'aimerais ne plus être tenté…Mes achats ont beaucoup diminué mais je sais que j'ai encore du travail.

  2. Très belle collaboration !
    J'aime aussi beaucoup le blog d'Aemi alors c'est sympa de mieux vous connaître les filles :)

  3. L'interview est vraiment sympa et c'est cool d'avoir eu cette belle idée :).

    Bises,
    Margaux

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