Les règles en mode zéro déchet

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Les règles… sujet glamour connu de toutes, néanmoins incontournable, et parfois même sujet tabou. Certaines personnes sont parfois dégoûtées d’en parler ou en ont honte. Grosse erreur ! Quand on sait les gérer, quand on comprend son corps et la façon dont il fonctionne, on se rend vite compte que le cycle menstruel n’a rien de honteux, dégoûtant ni sale. C’est un phénomène naturel qui ne demande qu’à être correctement géré. C’est ce qui fait de nous des femmes (ahah sans déc’). Il n’y a aucune honte à cela. Bref. Pour avoir longtemps été complexée lorsque j’avais mes règles, je peux vous parler sincèrement maintenant. Personnellement, le complexe venait du « est-ce que ça se voit ma serviette ? » ou « j’ai une tâche là, non ? si si j’en suis sûre j’ai une tâche ». Le tampon qui déborde, la serviette qui bouge et qui dépasse, on a toutes connu ça au moins une fois. Ca c’était surtout quand j’étais ado, que je ne prenais aucun moyen de contraception et que j’avais un flux naturel, c’est-à-dire assez conséquent les deux ou trois jours de « pleines règles » ou « chutes du Niagara », comme vous voulez… Quand j’ai commencé à prendre la pilule, mon flux s’est considérablement amoindri, je n’ai plus jamais eu de problème de tâche ou de débordement. C’était le pied. Bon ce qui l’était moins c’était la pilule. Je l’ai prise pendant environ 7 ans, pour finalement me rendre compte que je ne la supportais pas (bon je développerai ça bientôt dans un article dédié #teasing) et passer au stérilet en cuivre sans hormones. Qui dit sans hormones dit, flux naturel qui reprend le dessus. C’est tout à fait normal et c’était ce que je voulais (ça l’est toujours).

LA COUPE MENSTRUELLE

Pourquoi passer à la cup ?

1 / Pour le côté hyper pratique

Il y a un an tout juste, je vous faisais part de l’achat d’une coupe menstruelle. Je n’avais alors pas encore fait poser mon stérilet, mais c’était prévu. J’ai mis quelques temps à maitriser la cup, et j’ai continué à utiliser des protections jetables (tampons et serviettes) même après la pose du DIU. Avec la remise en place de mon flux naturel, qui était conséquent, j’ai vite remarqué que je devais changer de tampons toutes les heures quasiment, ce qui m’a bien gonflée… Je me suis donc motivée à porter ma cup plus souvent et j’ai appris à la poser correctement. La magie de la cup a opéré ! Plus besoin de la changer de protection toutes les heures ! Les jours de flux modéré je la change uniquement le matin et le soir, quant aux jours de flux plus intenses, je la change le matin en me levant, le midi à la pose déj., en fin d’aprem en rentrant du boulot et le soir avant d’aller me coucher. On est d’accord pour dire que ce n’est vraiment pas contraignant ! Car en réalité, nous ne perdons pas tellement de sang qu’on voudrait bien le croire.

En effet, une petite coupe menstruelle, pour femme qui n’a pas encore eu d’enfant, a une contenance de 10 à 20 ml, et les coupes de taille supérieure ont une contenance jusqu’à 35 ml environ. Essayez de regarder chez vous ce que cela fait dans votre verre doseur, vous serez très surprise ! C’est vraiment une très petite quantité. En fin de compte un tampon ou une serviette se remplissent très vite alors qu’on ne perd pas énormément de sang.

Résultat, j’ai totalement adopté la cup, il faut vraiment apprivoiser son corps, car personne n’est fait de la même façon, il faut tester. Il existe plusieurs façons de la poser, à vous de trouver la vôtre (le pliage peut varier, la position dans laquelle vous la posez aussi), c’est très personnel, mais une fois que c’est bon, vous serez tranquille à vie :)

Et je ne parle pas du côté pratique pour voyager (enfin si là j’en parle, ahah), plus besoin d’emporter ses boîtes en cartons encombrantes.

Pour le sport c’est pareil, la cup ça marche aussi bien à la piscine qu’à la zumba en passant par la course à pied etc.

2 / Pour des raisons de santé

Loin de moi l’idée de vous affoler, mais avez-vous déjà réfléchi à la composition des protections jetables ?

Vous êtes-vous déjà demandée grâce à quel « miracle » chimique votre serviette sentait si « bon » les fleurs (moi je trouve que ça pue, mais bon c’est un avis très arbitraire), ou grâce à quel procédé votre tampon absorbait si bien le sang ?

Franchement ce n’est pas pour rien que les fabricants ne marquent pas la liste des ingrédients sur leurs paquets… Posez-vous la question, réfléchissez-y. Rester dans sa zone de confort, parce qu’on a l’habitude d’aller acheter ses Tampax chez Monoprix parce que c’est pratique et qu’on sait comment ça marche vaut-il vraiment le coup ? Pourquoi ne pas tenter de trouver une coupe menstruelle en magasin bio, ou parfois en pharmacie, ou encore sur internet ? Si ce n’est la peur de l’inconnu, qui est certes compréhensible mais pas insurmontable :)

Pour en revenir aux questions de santé, avez-vous entendu parler ce cette top model Lauren Wasser, qui s’est fait amputer d’une jambe suite à une infection due à un tampon (porté certes un peu trop longtemps, mais quand ça arrive, on se dit qu’on va attraper une mycose ou un truc du genre, mais pas qu’on va choper une septicémie et qu’on va se fait couper une jambe !!)

Outre ce très grave problème dont a été victime cette pauvre mannequin, les serviettes et tampons jetables peuvent provoquer des irritations de la muqueuse vaginale et altérer la qualité de sa paroi. La ficelle qui dépasse permet les infiltrations d’urines, de l’eau de la piscine et j’en passe, dans le vagin. Les risques d’infections sont donc multipliés. Tandis qu’avec la cup, qui est complètement insérée dans le vagin et qui est en silicone chirurgical, il n’y a aucun risque.

3 / Pour l’aspect écologique

Imaginons une femme lambda française qui a ses règles pour la première fois à 13 ans et qui est ménopausée à 50 ans, avec des cycles menstruels tous les mois qui durent 7 jours. Avec des protections hygiéniques jetables, elle en utilisera environ 5 par jour pendant la durée totale de ses règles.

Nombre de protections hygiéniques jetables utilisées par cette femme (au minimum) :

5 x 7 = 35 par cycle menstruel

35 x 12 = 420 par an

420 x (50 – 13) = 15 540 dans sa vie

Nombre de protections hygiéniques jetables utilisées en France en 2015 par des femmes de 13 à 50 ans :

15 264 670 (femmes) x 420 = 6 411 161 400 de protections hygiéniques jetables utilisées en 1 an en France

Même moi, en faisant ce calcul et en étant déjà convaincue du mauvais impact des tampons et des serviettes jetables je suis sidérée par ce chiffre. L’impact écologique est absolument catastrophique, puisque la plupart des femmes jettent leurs tampons (qui ne sont pas biodégradables) dans la cuvette des WC, les serviettes ne sont pas mieux loties puisqu’elles ne se recyclent pas.

4 / Pour faire des économies

Sachant qu’un paquet de tampons normaux coûte en moyenne 4 euros et qu’il dure un peu plus d’un cycle, ça nous revient à environ 1800 euros pour 37 ans de cycles menstruels (toujours de 13 à 50 ans). Une coupe menstruelle coûte pour la moins chère 15 euros (c’est le prix que ma FleurCup m’a coûté) et dure 15 ans, soit 37 euros pour 37 ans. Admettons qu’on rajoute à cela 7 serviettes hygiéniques lavables à 15 euros qui durent également 15 ans, on arrive en tout à 259 euros pour 37 ans.

Donc coupe menstruelle + serviettes hygiéniques lavables pendant 37 ans = 296 euros.

Convaincue ? :)

Comment choisir ?

Pour choisir votre coupe menstruelle, je vous conseille vivement le site Easy Cup qui recense vraiment toutes les informations nécessaires au choix d’une cup.

Il y a même un petit questionnaire qui vous permet de mieux vous orienter. Allez-y ça vaut le coup !

Comment ça marche ?

1 / La pose

Il existe plusieurs systèmes de pliages pour insérer votre cup. A vous de trouver celle qui vous conviendra le mieux. Pour les débutantes, on conseille en général le « C-fold ». Le but est qu’il n’y ait pas d’air qui puisse passer, ce qui ferait descendre la cup.

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Ensuite il faut veiller à la positionner correctement, c’est-à-dire bien sous le col de l’utérus. Là encore c’est très personnel, il y aura des ratages les premières fois avec des fuites, à vous de connaître votre corps, ou d’apprendre à le connaitre. En tout cas n’ayez pas peur de vous « explorer » c’est autorisé ;) Pour mieux comprendre comment vous êtes faites, vous pouvez regarder le petit schéma ci-dessous. Le col de l’utérus est la sortie par laquelle le sang des règles s’écoule, la cup doit donc être placée juste en-dessous, comme un réceptacle.

Je suis consciente du fait que poser pour la première fois une coupe menstruelle peut être intrusif, et vous découvrirez peut-être des parties de votre anatomie dont vous ignoriez totalement l’existence (notamment si vous êtes très jeunes, car oui, même les adolescentes peuvent porter une coupe menstruelle), mais je rappelle que votre corps vous appartient, et que vous êtes libres d’en faire ce que vous voulez. N’ayez donc pas peur. Vous n’aurez pas mal non plus.

Astuce : passez votre cup sous l’eau avant de l’insérer facilitera l’installation.

Lien à voir sur la bonne position de la cup : clic.

2 / Changer et vider sa cup

Lorsque vient l’heure de changer sa cup, on l’attrape et on la pince pour faire passer l’air, ça permet de ne pas abîmer la paroi vaginale, vous verrez c’est très facile à faire, si toutefois elle est remontée assez haut, il suffit de « pousser » avec ses abdos et ça va descendre (non la cup ne sort pas quand on fait caca, elle descend un peu mais ne tombe pas). Donc on pince et on tire vers le bas, puis on vide le sang dans le lavabo ou dans les toilettes, au choix, puis on rince à l’eau froide, ce qui permet de ne pas colorer le silicone. Et on la remet, ni vu ni connu, tout ça les mains propres, mais ça va sans dire…

NB : On change sa cup quoi qu’il arrive toutes les 12 heures maximum !

3 / Mes règles sont terminées, je fais quoi de ma cup ?

Je la stérilise et je la range à l’abri des bactéries !

Très important…et aussi très simple.

Il existe plusieurs méthodes : la faire bouillir 5 minutes dans une casserole d’eau ; la passer dans un stérilisateur de cup 5 minutes au micro-ondes ; ou encore la mettre dans un récipient et le remplir d’eau bouillante de la bouilloire.

Les trois méthodes fonctionnent. Si vous êtes du genre maniaque des microbes, rien ne vous empêche de la stériliser à la fin et au début des règles. ;)

Pour ranger ma cup, je me suis offert une petite trousse zippée minuscule juste à la bonne taille. Sinon, certaines cup sont vendues avec un étui en tissu.

LES SERVIETTES HYGIENIQUES LAVABLES

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Il m’arrive aussi d’utiliser des protections lavables en tissu, lorsque j’ai envie de faire une petite pause avec la cup, en début ou en fin de règles, ou encore certaines nuits (je faisais ça aussi quand j’utilisais des protections jetables, j’aime bien laisser « aérer » de temps en temps).

Je me suis donc acheté pour le moment 3 protèges slips en coton bio lavables, et je dois dire que j’en suis très satisfaite !

J’ai prévu d’en racheter 4 ou 5 autres pour compléter. J’en profite pour mentionner ici une marque made in Normandie qui me plait beaucoup, et dont j’aimerai beaucoup rencontrer les fondatrices (qui, je crois, doivent faire un passage à la Bioccop Fréquence Bio de Caen, pour présenter leur marque et leurs produits, j’attend donc ce jour avec impatience !). Il s’agit de Dans Ma Culotte. Ces entrepreneuses ont une démarche tout à fait éthique et tout à fait intéressante, c’est chez elles que je rachèterai de nouvelles serviettes.

En quelques mots, les serviettes lavables sont intéressantes tout comme la cup pour :

  1. le côté pratique : elles sont plus absorbantes que les protections jetables, et sont sans odeur
  2. des raisons de santé : pas d’ingrédients chimiques ni parfums de synthèse qui viennent abîmer les muqueuses fragiles, puisque le plus souvent elles sont en coton bio
  3. l’aspect écologique : cf. coupe menstruelle ci-dessus
  4. faire des économies : coupe menstruelle + serviettes hygiéniques lavables pendant 37 ans = 296 euros

Comment ça marche ?

1 / Le pré-lavage

Passer sous l’eau froide et frotter au savon de Marseille.

Bien rincer et essorer.

Laisser tremper 1h dans de l’eau tiède avec du percarbonate de soude qui est un agent blanchissant naturel.

2 / Le lavage

Mettre dans la machine à laver avec le linge normal.

Faire tourner la machine à 40° (voire 60° selon les marques).

Laisser sécher à l’air libre.

Réutilisez !

 


J’espère vous avoir convaincues, ma vie s’est considérablement allégée depuis que j’utilise ces systèmes de protection hygiéniques. Ca vaut vraiment le coup de sortir de sa zone de confort et des sentiers battus.


Qu’en pensez-vous ? Etes-vous déjà adeptes ? Ou alors vous avez vécu une mauvaise expérience ? Dites moi tout ;)

14 Comments Write a comment

  1. La cup ça fait quelques mois que j'utilise, le gros plus pour moi c'est surtout de ne pas devoir refaire tout le temps un stock de diverses protections. Y a aussi un gros avantage si on fait du sport, parce qu'avec les tampax j'avais toujours cette vision du truc qui part comme une balle de fusil lors d'un effort particulièrement explosif. Alors qu'avec la cup, c'est bien calé alors on ne risque rien. Et surtout, on place la cup, et tant qu'elle est bien placée, on est tranquille. Alors, c'est clair que le premier mois, y a eu un ratage particulièrement sanglant, mais une fois qu'on a le coup de main, la cup se déploie correctement, y a tout au plus un petit filet qui passe donc rien de grave. Par contre, pour ma part j'ai jamais réussi à la sortir sans me transformer en Lady Macbeth. Mais tant qu'il y a un évier dans les toilettes, c'est tout bon, je vois ça comme le côté ludique.

    L'autre avantage, aussi, c'est pour l'odeur: le mélange menstrues desséchées + tampax ou serviettes hygiéniques, c'est assez peu ragoutant. Alors qu'avec la cup, je dirais presque que l'odeur est agréable, et surtout elle est contenue. Du coup je réfléchis aussi pour me mettre à la serviette hygiénique réutilisable, surtout que le petit débordement de la cup c'est vraiment trois fois rien. D'ailleurs j'avais disséqué une serviette jetable une fois, le truc à l'intérieur c'est trop marrant, mais ça déssèche les mains au contact, c'est fou.

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    • oui je suis totalement d'accord avec toi ! Il faut prendre l'habitude et après c'est le paradis ;)
      j'espère que tu réussiras à mieux maitriser la "sortie" avec le temps, parce que ça ne doit pas être très pratique sinon ;)
      je n'ai jamais essayé de disséquer une serviette, mais visiblement ce n'est pas top, c'est fou cette histoire de mains toutes desséchées, tu imagines sur nos muqueuses !! quelle horreur !

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  2. Aha c'est marrant que tu fasses cet article maintenant, j'en parlais avec ma tante, adepte convaincue, ce midi même ! De mon côté je ne pense jamais me mettre aux serviettes lavables car la cup me convient parfaitement :) en revanche je viens grâce à toi de découvrir l'existence du percarbonate de soude, ça va me changer la vie, ainsi que celle de ma chemise blanche qui commence à grisonner ;)
    Bisous !

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    • Hehe ! Décidément, les grands esprits se rencontrent ma petite dame ! :)
      Et à ton service pour le percarbonate ! ;) ça agit à partir de 40° seulement par contre, donc à faire en prélavage à la main si tu as du linge très fragile qui ne se lave qu'à froid…
      bisous bisous !

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  3. Hey, chouette article !
    Et merci pour la mention :) Par contre, je crois que tu as un problème d’affichage pour les photos à certains endroits (en tout cas, elles ne s’affichent pas chez moi).
    Et sinon, pour le pré-lavage et le lavage…heu, moi j’éviterais de la mettre à la machine quand même, tu risque de l’abîmer je pense.
    Sinon, juste de l’eau et du savon de Marseille éventuellement suffisent selon moi.
    ++

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    • Hello ! Merci ! :)
      J’ai résolu les pb d’affichage ! Merci de me les avoir signalé ! :)
      Mais tu sais ce n’est pas la cup que je passe à la machine hein, ce sont les serviettes, et c’est fait pour, ça se lave à la machine et ça ne les abîme pas du tout… :)

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      • LOL !
        Bon bah j’ai sauté le passage sur les serviettes, je crois que ça s’est vu ^^
        Bref, du coup pour compléter mon commentaire , j’ajouterais que personnellement, j’ai arrêté de stériliser à tort et à travers (juste à la réception de la cup), parce que tout ce qui va dans mon vagin n’est pas forcément stérile.
        ++

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  4. Coucou, je découvre ton blog et ton univers, très chouettes! ^^ Adopter une cup ne fut pas de tout repos de mon côté, mais je ne pourrais maintenant plus m’en passer! Ma petite astuce c’est de la vider sous la douche, tranquillement, pour éviter les éclaboussures (amis de la poésie, bonsoir) ^^ A bientôt!

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  5. Moi aussi j’ai basculé « cup’addict » et n’y vois pour l’instant que des avantages !

    Evidemment il m’a fallu une petite « mise en jambe » pour maitriser l’art de la mettre et l’enlever (gros stress la première fois car impossible à attraper donc à enlever, je pense que je ne suis pas la seule à qui c’est arrivé !!), mais une fois l’habitude prise, c’est tout bénéf pour ma santé, l’environnement, et mon porte monnaie avec de GROSSES ECONOMIES en perspective quand on sait que la durée de vie d’une coupe menstruelle peut aller jusqu’à 10 ans !

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    • Tu m’étonnes la mise en jambe ! Moi je suis hyper contente de ma cup maintenant que je sais la mettre comme il faut. Ça change vraiment la vie !

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  6. C’est clair qu’une fois qu’on est un peu expérimentée sur l’utilisation, c’est beaucoup plus facile à enfiler, il faut avoir le coup de main, en tout cas je suis d’accord ça change la vie et surtout fini les odeurs désagréables :-)

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