Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

C’est le printemps, bientôt l’été, j’ai envie de profiter de ma terrasse urbaine, de cultiver des plantes comestibles et des plantes décoratives, de vraiment investir cet endroit qu’on a un peu trop délaissé ces derniers temps. Hormis pour aller au composteur (oui j’ai eu un composteur à mon anniversaire l’année dernière, c’est mon papa qui me l’a offert, lalalère), nous n’allons plus très souvent sur la terrasse, c’est bien dommage. La résolution du moment est donc de nous réapproprier ce chouette endroit !

Etape 1 : trouver des graines

Je vous montrais sur Instagram ma Box à Planter reçue en fin de semaine dernière pour « relancer » mes cultures sur ma terrasse urbaine complètement laissée à l’abandon cet hiver. Dans la Box il y a donc de la betterave chiogga, de la sauge officinale, des oeillets d’Inde nains, des aubergines blanches à oeufs et du pourpier doré.

Pourquoi ai-je commandé une Box au lieu d’aller directement acheter des graines ou des plants ?

En fait, je vous le confie, je n’ai jamais jardiné avant d’avoir cet appartement (où nous habitons depuis seulement 1 an), j’ai toujours trouvé ça nul et chiant, mais bon, j’étais jeune, tout ça, tout ça… Du coup je suis une bille en jardinage, je n’y connais strictement rien ! L’an dernier ce sont des amis qui nous ont offert pour notre crémaillère plein de plants d’aromatiques et de légumes et même de fleurs, que nous avons presque tous fait mourir l’été dernier pendant une canicule d’une semaine où nous n’étions pas là, et le reste a été achevé cet hiver en janvier pendant les gelées… Voilà voilà, vous avez le droit de vous moquer, je vous autorise… Bon du coup je tiens quand même à vous annoncer avec fierté que le persil, le thym, la ciboulette et les fraises ont survécu et poussent, poussent ! Même les fleurs sauvages que ma mère m’avait donné sous forme de graines, qui avaient fleuri, puis cramé, sont en train de reprendre !! Ahah !!

Bon, je me disperse là. Donc je disais, je suis nulle en jardinage, je n’y connais rien, et je ne savais pas quoi planter. Du coup, pour apprendre en douceur, j’ai carrément pris un abonnement saisonnier à cette chouette Box. On reçoit quelques sachets de graines de plantes qui s’entendent bien (je sais pas comment on dit dans le jargon jardinier), avec touuuuuuuutes les instructions nécessaires au bon développement de chaque plante (profondeur nécessaire, espacement, semis, arrosage, repiquage, récolte, il y a même de chouettes recettes concoctées par des blogueuses green). En plus de ça, les graines sont bio, les emballages sont compostables, c’est très cool. Et puis c’est une jolie startup que je suis contente de soutenir via mon abonnement.

Si vous n’êtes pas nuls, je vous conseille d’aller acheter vos graines et vos plants en magasin/e-shop bio, la qualité est meilleure. Je vous conseille particulièrement les graines Kokopelli qui est une association qui oeuvre beaucoup pour l’écologie locale. Je sais que lorsque je serais plus calée, c’est forcément vers eux que je me tournerai.

Les militants de l’association œuvrent pour la Libération de la Semence et de l’Humus et la Protection de la Biodiversité alimentaire, en rassemblant tous ceux et toutes celles qui souhaitent préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles. Et en rassemblant aussi tous ceux et toutes celles qui souhaitent chuchoter, à l’oreille de leurs voisins, les recettes des purins de plantes (ortie, prêle…) et d’autres ingrédients naturels et peu onéreux, sans se voir accuser de concurrence déloyale envers les multinationales vendeuses de poisons, celles qui s’auto-qualifient de « sciences de la vie », celles-là même qui détruisent inexorablement et impunément la biosphère, incluant l’humanité, depuis des dizaines d’années, celles-là même qui ont fait de notre belle planète, la Terre, une poubelle génératrice de cancers.

Etape 2 : savoir quand planter

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

Comme je vous l’ai déjà expliqué en long, en large et en travers, je suis nulle en jardinage, on l’aura compris. Mais comme je me documente sur le sujet depuis un petit moment, je sais quelques trucs, et surtout j’ai lu pas mal d’articles mentionnant le « jardinage avec la Lune ». J’ai fini par trouver un chouette blog parfaitement adapté à mon cas : Mon petit balcon. Ana, l’auteure, a la gentillesse de publier chaque mois un calendrier lunaire hyper détaillé et hyper compréhensible, classé en fonction du type de plante. C’est juste génialissime ! Du coup moi j’ai suivi celui du mois de mai et après moult brouillons, je me suis établi un calendrier de semis pour mes jolies petites graines de ma Box à Planter.

Etape 3 : trouver des bacs, supports, etc.

Au début, je voulais de jolis pots en terre cuite durables et solides, mais je suis vite tombée des nues devant le prix de modèles neufs et l’absence de modèles d’occasion sur le marché local. En plus de ça, acheter du neuf avait un impact écologique pas top (il vaut toujours mieux acheter d’occasion c’est meilleur pour la planète, après c’est comme pour tout, on adapte en fonction de ses préférences), et j’ai voulu des contenants récupéré à tout prix. Et puis j’ai eu une idée. En fait elle n’est pas de moi, j’ai trouvé une photo DIY sur le blog La Mouette, et j’ai tout de suite voulu faire la même chose.

Je fais mes plantations dans des cagettes (des jolies hein !) ! Pour cela, rien de plus simple, et tout est gratuit !

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

J’ai récupéré mes trois cagettes à l’arrière de ma Biocoop, elles sont en libre accès et les vendeurs trouvent ça plutôt cool comme démarche. Il y a beaucoup de choix et les miennes étaient toutes en excellent état.

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

Comme il y a des trous dans les cagettes, on isole le fond avec une couche de carton (sans encre et dont on a retiré les scotchs et étiquettes). On fait ça parce que sinon la terre va se faire la malle of course !

Ensuite on recouvre avec un sac plastique (si on a du géotextile c’est encore mieux) mais on fait quand même des petits trous dans le plastique pour que l’eau puisse s’écouler tranquillement et ne pas noyer la terre et les plants.

Après, il faut mettre une couche de petits cailloux (ou de pots/assiettes en terre cuite concassés à récupérer dans une jardinerie sympa) (on a pas le droit de ramasser les galets sur la plage, donc je dois forcément aller en acheter perso). Le but étant vraiment de filtrer encore une fois pour que l’eau d’arrosage ne stagne pas et n’abime pas les plants.

Etape 4 : semer, planter

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

Bon, là rien de sorcier : du terreau bio et si possible du compost mélangé. On plante les petites graines (on dirait que j’explique « comment on fait les bébés » à un gosse de 3 ans XD) ou les plants, on arrose, et voilà !

Etape 5 : protéger de l’humidité et des insectes

Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet

Comme vous pouvez le constater sur cette photo, chez moi, il pleut SOUVENT. Comme le bois des cagettes est assez fragile, je préfère les poser sur une jolie palette, que j’ai trouvé gratuitement dans la rue (grâce au bon plan de ma copine M., qui l’a vue de son balcon héhé). J’ai eu pas mal de chance, parce qu’elle est jolie, sans étiquettes et en bon état, mais je suis sûre qu’elle a plein de copines qui n’attendent que vous !


Voilà pour mes astuces pour faire du jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet !

Et puis vous voyez, même si je suis totalement novice à la base, j’arrive à me débrouiller, ce qui veut dire que ça peut marcher pour tout le monde :)

Jardiner chez soi a beaucoup d’avantages, on fait des économies (ça fait moins de produits alimentaires à acheter au marché), on développe des capacités et des compétences, et on apprend plein de trucs ! Et ça c’est trop cool, c’est du développement personnel sans thérapie sur un divan ;)


Qui veut apprendre à jardiner avec moi ?

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4 thoughts on “Le jardinage urbain en mode (presque) zéro déchet”

  • D’abord, j’aime beaucoup le ton de cet article. J’ai bien ri.
    Ensuite, merci pour toutes les infos et les conseils. J’ai un super balcon mais je ne savais pas comment en faire quelque chose de pratique (hormis la piscine pour la môme). En plus, ça l’habillera.
    Merci beaucoup !!!!

    • Rien ne pouvait me faire plus plaisir que d’avoir ton approbation sur le ton de l’un de mes articles ma belle Pnina !! Je suis contente d’avoir pu partager ces infos avec toi ! J’espère que tu m’enverras des photos ! Bisous

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