Je suis végéta*ienne

Ca va bientôt faire un an que j’ai décidé de ne plus manger d’animaux.

Je suis donc végétaRienne à tendance végétLienne, et je songe sérieusement à devenir végane.

Quelques définitions pour bien comprendre la suite

  • végétarisme = régime alimentaire où on ne mange ni viande, ni poisson, ni charcuterie. Disons qu’un végétarien ne mange pas d’animaux morts.
  • végétalisme = régime alimentaire qui reprend les caractéristiques du végétarisme en supprimant également tous les produits animaliers. A savoir : les oeufs, le lait/fromage/yaourts/beurre/crème (tous les produits laitiers), le miel/propolis/gelée royale (tous les produits de la ruche).
  • véganisme = mode de vie qui reprend les caractéristiques du végétalisme, en supprimant également toutes les matières d’origine animale. A savoir : la laine, le cuir, la soie, le cachemire.

Une vidéo pour répondre aux questions qui font peur aux omnivores

Pourquoi ai-je décidé de changer mon régime alimentaire ?

Depuis toute gamine, j’ai toujours adoré la viande. Saignante. Sanglante. Bleue. Je buvais même le sang du rôti du dimanche. Ma belle-famille m’avait même surnommée « le vampire ». Pour le poisson c’était pareil, j’adorais ça. Et ça ne me gênait pas de manger des animaux morts, à vrai dire, j’en avais un peu rien à faire des animaux…

Je vous refais mon petit historique…

1989-2007 : Lorsque j’étais enfant, nous mangions de la viande à tous les repas. Mais dès le lycée j’ai commencé à baisser ma consommation de viande à la cantine, je préférais manger uniquement « des deux légumes s’il vous plait » et un morceau de pain, une entrée et un dessert. Au début c’est parce que la viande n’était pas bonne, et finalement, ça ne me gênait pas de ne plus en manger. Au contraire, j’aimais davantage les légumes.

2007-2011 : Quand je suis arrivée à la fac, ma nouvelle vie d’étudiante salariée parisienne m’a beaucoup changée. J’ai vite fait le choix d’utiliser mon argent pour sortir plutôt que pour m’acheter de la viande. Ca ne m’a pas manqué. Même si je mangeais de temps à autre assez volontiers un gros steak ou un Big Mac(crado)…

2011-2012 : Au fil du temps, j’ai vraiment beaucoup baissé ma consommation de viande et de poisson, d’une part parce que notre (j’habitais déjà avec mon Homme) budget ne nous le permettait pas, d’autre part parce que ça ne me manquait pas.

2012 : Une bonne amie à nous devient végétarienne. Je me souviens d’une phrase que je lui ai dite, qui me hérisse encore le poil en l’écrivant : « mais tu feras gaffe quand même, tu ne vas pas virer végane hein ? avec les carences tout ça… c’est quand même dangereux et extrême tu trouves pas ? » Quand j’y repense, je me rends compte à quel point j’étais ignorante, et bon, ça m’agace un peu beaucoup. Je me trouve bête. Alors que je ne devrais pas, j’étais juste mal informée, comme BEAUCOUP BEAUCOUP BEAUCOUP de gens. Heureusement ces dernières années, de plus en plus de gens connaissent l’existence du végétalisme/véganisme, et même si beaucoup de bêtises sont dites et écrites dans les médias, je sais que sur la blogosphère et sur internet, de plus en plus de gens sont sensibles à ce mode de vie.

Le végétarisme/végétalisme/véganisme n’est pas un effet de mode, c’est une prise de conscience collective.

2012-2015 : Je pense de plus en plus à devenir végétarienne, mais je me dis que c’est difficile, par rapport à la famille surtout. Enfin surtout pour les repas du dimanche midi rôti-haricots verts chez mes beaux-parents.

Octobre 2015 :  Je profite de mon départ pour 6 mois de chantier (plus d’explications ici), totalement isolée de mes proches, pour officiellement devenir végétarienne. Les collègues de travail me connaitrons uniquement en tant que non mangeuse de viande. C’était une bonne idée, j’ai eu beaucoup plus de facilités à vivre cette transition.

Septembre 2016 : En un an, ma consommation de produits d’origine animale a nettement baissé. Je ne mange plus d’oeufs depuis juillet dernier. Le fromage reste quelque chose que je mange très très rarement (seulement quand j’ai des envies soudaines). Je suis végétalienne à la maison, végétarienne au restaurant obligatoire au boulot.

J’ai de plus en plus de difficultés à supporter l’achat de cuir.

Actuellement je suis dans une nouvelle phase de transition, mais je développerai ça dans un prochain article spécialement dédié au « cuir » vegan.

Conclusion

Cet article n’avait pour but que de vous informer de mon nouveau mode de consommation en ce qui concerne les animaux. Mes prochains articles seront forcément un peu plus orientés dans cette direction. Je chercherai toujours des alternatives à la souffrance animale sans quelle entache la souffrance humaine. J’ai l’impression d’être un peu sur tous les fronts à la fois, je ne sais pas si ce sera facile. La seule chose que je sais, c’est que je ne me mets pas la pression. J’aimerais bien savoir si d’autres gens partagent mes objectifs de vie, que je sache si je me bats contre des moulins ou pas. Ca me ferait plaisir de savoir en tout cas.

Des trucs à regarder et à lire

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Ici, je partage avec vous mes aventures minimalistes et (presque) zéro déchet. Je vous raconte ma garde-robe que je veux la plus éthique possible. Je suis (presque) végane et je tente de découvrir de belles alternatives écologiques aux produits animaux. Mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est discuter avec vous. Bonne lecture ♥︎

10 Comments

  1. Lou
    12 septembre 2016

    J’en suis à peu près au même point que toi ! 100% végétalienne chez moi (voire végane), végétarienne à l’exterieur… J’aimerais bien être 100% végan, mais cela reste difficile en France je trouve :/
    Des articles de ta part sur ce sujets m’interessent beaucoup !
    Bonne journée :)

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    1. eva
      25 septembre 2016

      pas d’inquiétude, de nouveaux articles sur ce thème suivront ;)

      Répondre
  2. Clothilde
    12 septembre 2016

    Han mais tu manges quoi alors au quotidien ? :o Et puis tu manges pas de viande, mais tu mange du poisson quand même ???

    … haha. Bref ! De mon côté je ne mange plus d’oeufs depuis que je suis à Paris, car l’étudiant avec lequel je bossais avant de bouger me donnait des oeuf véganes toutes les semaines – c’est-à-dire qui provenaient du poulailler de son père, où chaque poule a son petit nom, et il n’en fait pas commerce. Et depuis je rechigne beaucoup à acheter des oeufs, je préfère m’en passer !
    Tiens et pour le cuir (car c’est une question que je me pose), lorsqu’il s’agit d’achats de seconde main ou de cadeaux, tu penses que ça passe ?

    En tous cas félicitations ! Des bisous <3

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    1. eva
      25 septembre 2016

      ahahahah ! c’est carrément ça ! ;)
      pour le cuir, quand c’est de la seconde main, perso je continue à en acheter, ça reste du recyclage, ce n’est pas un achat qui cautionne l’industrie puisque ce n’est pas direct (même principe pour la fast-fashion d’occasion). pour les cadeaux, je sais que je refuserai maintenant les objets en cuir ;)
      des bisous aussi <3

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  3. maryline
    12 septembre 2016

    Ce sujet, m’intéresse beaucoup car je suis dans une démarche assez similaire, depuis plusieurs années… oui, plusieurs années car je trouve que c’est extrêmement difficile (pour moi en tous cas) d’abandonner totalement les produits issus d’animaux. La viande, c’est le plus simple car comme tu dis, c’est cher et on peut facilement trouver des alternatives. Mais le cuir par exemple ? Oui il existe des marques qui proposent des cuirs vegans mais très honnêtement (et très personnellement) leurs produits ne me font pas franchement rêver et je m’interroge sérieusement quant à leur longévité…
    En tous cas je ne sais pas ce qui se passe en ce moment sur les blogs avec le véganisme et le végétarisme au juste, mais on dirait bien que c’est le marronnier du moment !
    Bonne continuation :-)

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    1. eva
      25 septembre 2016

      hello ! comme je disais, le cuir, je continue à l’acheter, mais uniquement de seconde main. ce sont des objets déjà produits et surtout hors des réseaux commerciaux producteurs, cela de crée donc pas de demande. sinon côté cuirs vegans écologiques (sans plastique), je vais bientôt faire un article dessus (cherche : pinatex, cuir de champignon, cuir d’eucalyptus)
      bonne journée !

      Répondre
  4. Filoé
    12 septembre 2016

    Hey, la première fois que j’ai vu un végétalien je me suis dit que c’était un imbécile fini et maintenant je suis végane. Comme quoi on est plus ou moins tous passés par un stade d’ignorance totale sur le sujet. Aujourd’hui je me demande comment j’ai pu mettre tant d’année à comprendre ce que ce mec avait compris il y a bien longtemps.

    J’ai transitionné en douceur, ça a mis des années et sans jamais me donner d’objectif particulier. J’ai commencé par arrêter d’acheter de la viande, puis arrêter d’en manger (j’en voyais plus l’intérêt), végétaliser mes plats quand c’était possible et facile (eau à la place du lait, maïzena à la place des œufs…), je suis devenue végétalienne à la maison et végétarienne dehors et enfin, je me suis dit « qu’est ce qui m’empêche d’être aussi végétalienne dehors ? » la réponse était « moi-même ». Peur de tout refuser, peur d’être chiante, peur du regard des autres mais en fait ça s’est bien passé.

    Je mange un fruit à la place d’un biscuit industriel quand j’ai un creux, à l’apéro je mange des cacahuètes, des cornichons, des olives, des chips je bois du vin et de la bière, les gens se rendent même pas compte de mon « régime ». Mes copains ont compris et cuisinent à l’huile d’olive. Au resto y’a toujours moyen de demander sans fromage, sans œufs, sans sauce (y’a des gens bien plus chiants dans les restos) et au pire du pire, ben ça sera salade. J’ai pas laissé le choix à ma famille mais ils n’ont rien eu à redire.

    Le plus dur dans tout ça c’est l’incompréhension des gens mais en vérité y’a plus d’admiratifs passifs que de moqueurs méchants. Ca a dû m’arriver une fois que quelqu’un se moque de mon brunch « c’est pas d’la bouffe » et même si les autres convives n’étaient pas véganes, il était le seul à avoir cette opinion et il s’est senti bête tout seul.

    Enfin je pense que chacun vit son végéta*isme à sa manière. Je considère qu’un mascara estampillé cruelty free qui contient de l’huile de palme c’est de la merde mais qu’un pull en laine de seconde main ça l’fait. La consommation quelle qu’elle soit n’est pas végane ni cruelty free. C’est comme le zéro déchet, on n’arrive jamais réellement au zéro, c’est l’intention qui compte.

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    1. eva
      25 septembre 2016

      ton parcours est admirable et impressionnant ! c’est aussi très courageux d’être vegan « à l’extérieur », je pense que je ne pourrais pas y arriver au travail, sachant que je mange au resto tous les midis et que j’ai besoin d’un gros déjeuner (je travaille dehors, une salade ne suffirait pas hélas).
      et je suis totalement d’accord avec toi à propos d’un mascara vegan à l’huile de palme // d’un pull en laine de qualité de seconde main. le plus important est de faire sa part ;) (cf. la légende du colibri)

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  5. Ariane
    16 septembre 2016

    Coucou toi !
    Trop rigolo, plusieurs mois que je voulais écrire un article comme ça, j’en suis aussi, de pire en pire… (pour le meilleur)
    Et puis d’autres choses aussi, l’alimentation vivante, toussa, je deviens amoureuse des légumes et des jus <3
    J'en parlerai asap sur mon blog, trop contente de voir qu'on est sur la même longueur d'ondes hihihi ! Bon courage en tout cas, je sais aussi combien c'est relou d'avoir à s'en justifier avec les proches ! Bisesss

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    1. eva
      25 septembre 2016

      hey ! j’ai trop trop hâte de connaitre ton point de vue sur ton blog copine ! :) bon courage à toi aussi pour tout ce que tu fais en ce moment ! gros bisous !

      Répondre

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