Tout envoyer en l’air

Dans la vie il y a des codes, des règles, des lignes de conduite que la société nous impose. Il faut avoir un travail sérieux, qui rapporte de l’argent et qui soit suffisamment stable pour entretenir sa famille. Il faut se marier mais pas trop vite parce que ça ne serait pas assez réfléchi, et puis il faut faire une grosse fête, dépenser plein d’argent, faire savoir à l’État que nous sommes un couple officiel. Il faut avoir des enfants, pas trop tard pour ne pas avoir des enfants de vieux, mais pas trop tôt non plus parce que sinon on est pas assez mâtures.

Il faut rentrer dans un moule carré, avec des bords bien droits et des angles bien pointus. Mais à qui correspond-il réellement ?

Les plus malléables d’entre nous se laisseront tasser, écraser dans ce moule, et ne se rendront peut-être jamais compte qu’ils.elles y sont inadapté.e.s.

J’ai longtemps cru que je devais absolument me conformer à ce que la société m’imposait implicitement. J’ai longtemps eu l’impression d’être malgré tout une rebelle, de ne pas être d’accord avec la masse. J’étais une contradiction ambulante. Pendant des années, je me suis transformée, je suis devenue sérieuse, le minimalisme, le véganisme, le zéro déchet m’ont servi de guide, m’ont fait cadrer toute ma vie, que tout soit bien carré. J’ai voulu être parfaite dans tous les domaines. J’ai voulu avoir un métier stable pour fonder une famille, j’ai envisagé d’arrêter mon métier, ma passion, pour cela. J’ai cessé d’être drôle.

Puis un jour j’ai tout envoyé en l’air.

Presque dix ans de stabilité, de cadrage pour me rendre compte que tout cela était complètement bancal. Je recommence ma vie à 28 ans et j’ai l’impression d’avoir 18 ans à nouveau. La même fraîcheur et la même insouciance (comprendre l’absence de soucis) qu’il y a dix ans m’habitent, la maturité et l’expérience de ma vie passée en bonus.

En réalité il ne faut pas grand chose pour se rendre compte qu’on a le droit de vivre ce qu’on veut, comme on veut. Le jugement des autres n’est pas important finalement. Les méchant.e.s diront que nous sommes étranges, fous, stupides mais ce ne sera que de la jalousie. La plupart du temps, on nous admirera pour notre audace et notre courage.

Voilà c’est tout ce qu’il faut pour être heureux.

La clé du bonheur c’est avoir l’audace d’accepter d’être heureux pour de bon et de faire ce qui est réellement bénéfique pour nous.

Surpassez-vous !

 

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14 comments on “Tout envoyer en l’air

  1. « Tout est changement, tout évolue, tout est en devenir, non pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore. » – Épictète

  2. Le plus important, c’est de cerner ce qui compte vraiment pour nous dans la vie, et de s’y attacher et de ne surtout pas le sacrifier pour quelque prétexte que ce soit. Or on a tendance à le sacrifier souvent pour la stabilité, le réconfort, tout ça.

    Bon courage dans ta nouvelle vie, en tout cas!

  3. Yeah! Bravo!
    (et ton texte est drolement bien écrit : merci)

  4. Je suis entièrement d’accord avec toi! Je pense aussi que pour certaines générations, avoir réussi dans la vie etait synonyme de stabilité au travail (sous entendu CDI) et d’être proprietaire de son logement et de sa voiture.J’ai l’impression que de plus en plus de jeunes (ou de moins jeunes d’ailleurs) ont d’autres valeurs, et ça, ça me réjouit.

  5. Parfois, une rupture en profondeur est nécessaire pour se (re)trouver et repartir dans la bonne direction, j’ai l’impression…

  6. Il faut savoir écouter ce qui important, et bon pour soi avant de penser aux autres. Il y a beaucoup qui courent après le bonheur et qui ne le trouvent jamais et il y a des personnes qui ne savent pas apprécier le moment présent. Il faut se faire confiance.

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